Quel pays gagnera la guerre des véhicules électriques ? S’il fallait ne se fier qu’aux autobus, le dossier serait réglé : la Chine a désormais 421 000 autobus électriques. Les États-Unis en ont… 300.

En fait, en grande partie grâce à la Chine, les achats de nouveaux autobus électriques dans le monde ont dépassé l’an dernier 50 % des achats totaux de nouveaux autobus. Selon une analyse de la firme Bloomberg NEF, ce chiffre pourrait être de 60 % avant 2025.

Ce même rapport, paru en mars, évaluait que l’ensemble des véhicules électriques avaient empêché 3 % de la consommation prévue de pétrole depuis 2011, et que les trois quarts de ces économies étaient venues des autobus.

Dans un reportage publié en décembre dernier, le quotidien britannique The Guardian vantait Shenzen, mégalopole de 12 millions d’habitants dans le Sud de la Chine et désormais à la tête de « la première flotte mondiale d’autobus électriques » : 16 000 véhicules dans cette seule ville… suivis bientôt par 22 000 taxis électriques. « Nous découvrons que les autobus sont tellement silencieux que les gens ne les entendent plus venir », ironisait dans le Guardian le directeur de l’agence responsable des transports publics.

D’autres pays sont aussi sur une lancée, mais ont une grosse côte à remonter : le gouvernement indien a passé il y a quelques semaines une commande pour 1 000 autobus électriques destinés à sa capitale, Delhi, aux prises avec des problèmes de pollution de l’air chroniques.