Obsolescence programmée : une stratégie destinée à limiter de manière artificielle la durabilité d’un produit. Les grands consommateurs que nous sommes en sont depuis longtemps conscients. Mais que pouvons-nous y faire ? C’est le sujet de notre émission de cette semaine.

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Notre téléphone intelligent s’avère par exemple l’un des appareils électroniques les plus remplacés et les moins recyclés. Pourtant, sa fabrication nécessite plus de 70 kg de matières premières et 60 métaux différents, ce qui génère environ 32 kg de dioxyde de carbone (CO2)

L’organisme environnemental Équiterre a publié en mai 2018 une étude pancanadienne sur l’obsolescence des appareils ménagers et électroniques. On y apprend que les Canadiens sont de grands consommateurs : 80 % des répondants avouent acheter majoritairement ces appareils neufs et ils sont nombreux à en changer avant leur fin de vie utile.

Ce phénomène se révèle très polluant. En 2017, 48 millions de tonnes de déchets d’appareils électroménagers et électroniques sont partis au rebut. D'ici 2021, ce volume augmentera de près de 17 %. Les appareils électroniques contiennent de plus des métaux rares. 70 % des métaux lourds trouvés dans le sol des sites d’enfouissement américains proviennent d’équipements électroniques. Sans compter ceux qui contaminent les nappes phréatiques et les cours d’eau.

Des citoyens se mobilisent. Et des pays comme l’Italie ou la France ont même pris des mesures fiscales et législatives pour combattre ce fléau.

Isabelle Burgun en parle avec :

  • Jonathan Mayer, enseignant en philosophie au Cégep de Sherbrooke, et chargé de cours à la Faculté de droit de l'Université de Sherbrooke. Ses étudiants sont derrière une pétition déposée à l’Assemblée nationale.
  • Deux membres du mouvement d’action citoyenne Transition Verdun : Laurent Rousseau et Nathalie Houle. Un mouvement citoyen non partisan qui mise sur la vitalité de la communauté verdunoise pour créer des solutions locales face à la dépendance au pétrole et à la dégradation de l’environnement.

L’obsolescence programmée, est-ce que ça concerne juste les objets bas-de-gamme ? Les consommateurs ont-ils perdu le pouvoir sur la durée de vie de ce qu’ils achètent ? Que peuvent faire les citoyens ? Est-ce que les mécanismes du marché, à commencer par les bas salaires, contribuent à créer l’obsolescence ? Est-ce qu’une loi, comme celle sur la protection du consommateur, pourrait déterminer ce qu’est une « durée de vie raisonnable » ?

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En chronique : comme chaque semaine on passe le micro à un scientifique éditorialiste. Cette fois-ci: Caroline Sanchez-Valero, de Réseau Environnement, parle d’économie circulaire, un terme de plus en plus utilisé, désignant un système visant à optimiser l’utilisation des ressources.

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Je vote pour la science est diffusée le lundi à 13 h et le samedi à 11 h sur les cinq stations régionales de Radio VM. Elle est animée par Isabelle Burgun. Recherche pour cette émission : François Cartier. Vous pouvez également nous écouter sur CHOQ-FM (Toronto), CIBO-FM (Senneterre), CFOU (Trois-Rivières), CIAX (Windsor), CHOW (Amos) et Radio-Fermont.

Vous trouverez sur cette page des liens vers les émissions des saisons précédentes. La naissance de l'émission, en 2008, avait également été accompagnée d'une initiative politique non partisane du même nom : rendez-vous ici. Vous pouvez également nous suivre sur Twitter et sur Facebook.