Plus de 115 nouvelles espèces d’un seul coup. C’est ce que des scientifiques ont identifié dans les eaux australiennes, aux abords de la Grande Barrière de corail.
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Le résultat final, préviennent les chercheurs, pourrait même atteindre les 200, lorsqu’ils auront terminé l’analyse des échantillons. Ceux-ci ont été recueillis au cours d’une expédition menée à cette fin pendant 35 jours, l’automne dernier.
Parmi les bestioles: des espèces jusqu’ici inconnues d’éponges, de vers, d’étoiles de mer, de crabes et d’anémones. Ainsi qu’un poisson de plus d’un mètre de long appelé la chimère éléphant (en anglais, ghost shark), et une espèce de petit requin des profondeurs, appelé en anglais le catshark.
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Ces découvertes ont été faites entre 200 et 3000 mètres de profondeur, dans le Parc naturel de la mer de Corail, une zone marine protégée dont le million de kilomètres carré reste encore, à ces profondeurs, largement inexploré. L’expédition est devenue de ce fait le plus gros recensement d’espèces marines « jamais entrepris en Australie », affirme le communiqué de l’agence scientifique australienne, CSIRO (Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation).
S'il s'agit d'une zone peu explorée, cela signifie qu'on connaît encore mal sa biodiversité. Mais les changements climatiques, la surpêche et l’éventuelle exploitation minière en eaux profondes, ajoutent trois enjeux: mieux connaître cette faune marine devient encore plus important si on veut pouvoir la protéger.
La mer de Corail est d’environ un demi-degré Celsius plus chaude qu’il y a 30 ou 40 ans, rappelaient récemment les climatologues australiens. Et la température de surface de l’eau a battu au cours du dernier été, là aussi comme ailleurs dans le monde, des records de température.





