Un rappel : le Soleil vit des cycles de 11 ans. Au sommet d’un tel cycle, l’activité solaire est plus élevée, avec des impacts possibles sur le climat terrestre. L’abondance de recherches climatiques ces dernières décennies a permis de relativiser le rôle des cycles solaires; deux chercheurs allemands de l’Institut Potsdam ont voulu étudier plus en profondeur la période appelée Minimum de Maunder (environ 1645-1715). Cette période est caractérisée par une faible activité solaire anormalement longue — ainsi que, coïncidence ou non, par une baisse généralisée des températures en Europe. Leur conclusion : même si le 21e siècle devait être caractérisé par un autre « Minimum », cela pousserait, au pire, les températures vers le bas de 0,3 degré Celsius. Pendant qu’on s’attend à ce que le réchauffement, lui, dépasse les 2, voire 3 degrés (Geophysical Research Letters).
Mauvaise nouvelle pour ceux qui comptaient sur un coup de main du Soleil : même si notre étoile devait connaître une activité réduite tout au long du prochain siècle, cela n’atténuerait pas le réchauffement climatique.
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