Et pourtant, pendant cette période, la hausse du niveau des eaux, à l’échelle de la planète, a été de 120 millimètres. Que s’est-il donc passé sur ces îles?
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Paul Kench, de l’Université d’Auckland, en Nouvelle-Zélande et son collègue Arthur Webb de la Conmmission des géosciences aux îles Fidji, ont passé en revue des photos aériennes et satellites pour tenter d’y discerner l’évolution de la géographie de 27 îles du Pacifique depuis les années 1950. Ils en concluent que seulement quatre de ces îles ont rétréci pendant cette période. Le responsable : le corail.
Loin des longues langues de sables auxquelles les touristes nord-américains sont habitués, ces îles sont en effet souvent composées de débris de coraux, en l’occurrence les débris du récif qui encercle l’île. Or, un corail est un être vivant : il continue à « produire » et bien que la hausse du niveau des eaux finira tôt ou tard par submerger son île, en attendant, il en retarde l’échéance.
De plus, des quais ou des passerelles reliant les différentes parties de l’île peuvent favoriser la croissance du récif en retenant des sédiments qui, autrement, auraient été éparpillés dans l’océan. Sur ce plan, un ouragan, source de destruction, est une source de régénération : il rejette une énorme quantité de sédiments qui accélèrent temporairement la croissance du corail.
Pour les habitants de ces îles, c’est donc une bonne nouvelle à court terme, mais l’horizon reste sombre à long terme. On cite souvent le cas de Tuvalu : avec ses 4 mètres et demi au-dessus du niveau de la mer, même le plus productif des récifs ne suffira pas éternellement à la tâche.




