En 2009 en effet, la part américaine du nombre total d’articles « dans les revues scientifiques les plus influentes » était de 29 %, contre 31 % pour l’Asie et 36 % pour l’Union européenne. Mais ce n’est pas comme si on ne l’avait pas vu venir. En 1981, cette firme — appelée à l’époque Thomson Scientific — estimait que l’Asie représentait 13 % des articles, un chiffre qui était déjà passé à 25 % en 2004. Pendant ce temps, les États-Unis ont reculé de 40 % (en 1981, avec 172 000 articles) à 33 % (en 2004, avec 256 000 articles). Ce n’est pas que les États-Unis produisent moins : en 30 ans, le nombre d’articles parus a considérablement augmenté; le géant américain n’a tout simplement pas été capable de suivre, en particulier dans les sciences physiques et le génie. Consolation : si on compare pays par pays, les É.-U. sont encore premiers, la Chine n’étant pour l’instant qu’à 11 %. (Global Research Report: United States)
Les États-Unis ne sont plus le « colosse de la science », écrit la firme Thomson Reuters, dans une de ses évaluations régulières du poids des publications scientifiques. Le géant américain a été dépassé pour de bon par le géant asiatique... et par l’Europe.
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