Deux auteurs et blogueurs britanniques, qui ont pris l’initiative d’envoyer une liste de neuf questions aux trois principaux partis politiques britanniques, ont reçu des réponses « beaucoup plus révélatrices que nous ne l’aurions cru ».
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De l’initiative internationale REACH, qui oblige depuis 2006 l’industrie européenne à mesurer l’impact sur la santé de dizaines de milliers de produits, le représentant d’un parti (Ukip) a jugé qu’elle était une « farce dispendieuse ». Ce même parti abrite des élus qui croient que le réchauffement climatique est un canular.
Plus étonnante est l’attitude du Parti Vert, qui veut interdire toute forme de recherche sur les cellules souches et interdire toute importation d’OGM en Europe, peu importent les résultats de la recherche scientifique. Mais en revanche, il est favorable au financement des médecines alternatives par le système de santé.
Frank Swain et Martin Robbins ont également pris le temps de compter le nombre d’occurrences du mot « science » dans les manifestes : une seule apparition chez les conservateurs européens, et zéro chez les travaillistes. Les trois principaux partis ne mentionnent la recherche qu’en passant —par exemple, dans une énumération des mesures pour protéger l’environnement. Les positions des partis sur les nanotechnologies, les cellules-souches, les manipulations génétiques, l’agriculture, la recherche nucléaire et l’exploration spatiale « restent peu définies, même si le Conseil européen de la recherche est responsable de milliards d’euros de dépenses dans ces domaines et d’autres ».
« La science est au coeur de notre monde moderne, et elle mérite d’être également au coeur des débats politiques », écrivent-ils avec une pointe d’indignation dans le quotidien britannique The Guardian.




