Rassemblements familiaux, voyages dans le Sud, distanciation sociale assez élastique…  De nombreux Québécois choisissent de respecter les recommandations liées à la COVID-19… plutôt à temps partiel! Qu’est-ce qui l’explique? C’est le sujet de  cette notre émission cette semaine.

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Il faut quand même souligner que près de 80% de la population canadienne suit assez bien les mesures de protection : lavage des mains, distances, confinement et même, à l’occasion, quarantaine.

Mais une récente enquête iCare, à laquelle participaient 150 chercheurs de 40 pays, montrait d’importantes variations, y compris d’une province canadienne à l’autre:  en queue de peloton, figurent l’Alberta et le Québec.

Isabelle Burgun parle de nos comportements en temps de pandémie et de notre indiscipline avec :

  • Catherine Des Rivières-Pigeon, sociologue de la santé, professeure titulaire au département de sociologie de l’Université du Québec à Montréal
  • Yves Laberge, professeur en sociologie à l’Université d’Ottawa, chercheur au Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté (Centr’ÉRE – UQAM)   

Lors d’une crise sanitaire, le « contrat moral » passé entre les gouvernements et leur population repose sur de la bonne volonté, et aussi sur une bonne perception du risque. Or, nous l’avons constaté à Noël, il n’est pas toujours bien suivi par tous... mais il l’est tout de même par une grande majorité. Qu’est-ce qui distingue les récalcitrants? Et pourquoi a-t-on l’impression que c’est un phénomène qui prend beaucoup de place?

Les gens vont souvent chercher un bouc émissaire, ou une raison pour leur malheur, le malheur ici étant l’augmentation des cas. - Catherine Des Rivières-Pigeon

Aujourd’hui, on entend plus souvent parler de désobéissance civile que d’obéissance civile. Comment s’opère cette désobéissance civile? Et pourquoi des gens ont-ils recours à cette forme de protestation?

Les gens ont besoin de sentir que l’autorité est légitime, logique, rationnelle. Et avec une telle crise, on ne le sent pas toujours. -Yves Laberge

Est-ce qu’on ne sous-estime pas trop les inégalités sociales lorsqu’on parle de ces mesures et des difficultés de certains à les suivre ? Lors d’une crise sanitaire, qui exerce légitimement l’autorité? Les professionnels de la santé ou le politique?

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Je vote pour la science est diffusée le lundi à 13 h sur les cinq stations régionales de Radio VM. Elle est animée par Isabelle Burgun. Recherche pour cette émission: Aurélie Lagueux-Beloin. Vous pouvez également nous écouter, entre autres, sur CIBO (Senneterre), CFOU (Trois-Rivières), CIAX (Windsor) et CFLX (Sherbrooke). 

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