«Nous naissons avec un sens de l’équité. Les très jeunes enfants, de 19 ou de 21 mois, reconnaissent déjà les injustices lorsqu’ils les voient», remarque Stephanie Margaris Sloane, étudiante graduée en psychologie de l’Université de l’Illinois.
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La chercheuse s’est livrée à deux expériences auprès d’une centaine d’enfants. Dans la première, à laquelle assistaient des jeunes de 19 mois, l’expérimentateur répartissait les jouets entre chaque personnage d’une pièce (des girafes en peluche) ou, au contraire, n’en donnait qu’à l’une des girafes.
Les enfants regardaient plus longuement la scène où l’on ne se montrait pas équitable. La même réaction a été observée dans la seconde expérience —auprès d’enfants de 21 mois— lorsque celle qui n’écoutait pas la consigne recevait la même récompense que celle qui obéissait.
Toutefois, avoir des attentes de justice et agir justement sont deux choses différentes. Ainsi, avoir un grand sens de la justice n’aura pas nécessairement pour effet de rendre les enfants plus équitables dans leurs propres actions.
«Même si nous sommes nés avec un sens de l’équité de base, comme suggère notre étude, il entre en compétition, chez l’enfant, avec d’autres instincts plus centrés sur ses besoins propres. Cela rend parfois les choses difficiles pour l’enfant et l’empêche d’agir en accord avec ce sens moral , explique la chercheuse.
C’est pourquoi elle recommande aux parents d’enseigner et de renforcer les idéaux de justice qu’ils désirent que leurs enfants aient, en leur montrant l’exemple.




