Ce ne sont pas que les abeilles qui doivent s’inquiéter d’un pesticide bien connu. Ce sont aussi les oiseaux.

Très populaires chez les fermiers et les jardiniers depuis leur introduction dans les années 1990, ces pesticides appelés néonicotinoïdes sont accusés depuis longtemps d’être une des principales causes du déclin des abeilles —et d’autres insectes pollinisateurs.

Trois de ces pesticides font l’objet d’un moratoire de deux ans en Europe; la question est encore débattue au Canada. En juin, une étude internationale ( Task Force on Systemic Pesticides ) a conclu que la prévalence des néonicotinoïdes et leur impact sur les insectes pollinisateurs étaient tels qu’on pouvait parler d’une menace sur la production agricole mondiale.

Comme si ça ne suffisait pas, une étude hollandaise vient d’ajouter à la liste qu’au moins 14 espèces d’oiseaux de là-bas seraient également en déclin à cause de cette classe de pesticides (ou à cause des insectes dont se nourrissent ces oiseaux). «Toute l’attention mise sur les abeilles nous a fait manquer le portrait plus global», résume le biologiste britannique Dave Goulson, dans un commentaire qui accompagne la recherche, parue dans Nature .