Notre impact sur la planète est-il suffisant pour dire qu’on est entré dans une nouvelle ère géologique? Un groupe international d’experts vient de tenir à Berlin la première réunion de son groupe de travail sur l’anthropocène —le nom que porterait notre nouvelle ère.

L’idée, ici, n’est pas de mesurer l’impact sur les écosystèmes, mais l’impact sur la géologie —autrement dit, une «empreinte» qui serait encore visible dans des dizaines de millions d’années.

Les opposants à ce nouveau mot préfèrent en rester au fait que nous vivons encore dans «l’holocène», une période qui commence avec la fin de la dernière ère glaciaire, il y a 10 000 ans.

Mais de plus en plus de géologues semblent en accord avec l’idée que l’humanité a laissé une trace qui, à long terme, sera aussi visible que bien des événements géologiques majeurs. La géologie étant toutefois ce qu’elle est —une science lente— il faudra encore des années avant d’en arriver à une décision... et à une définition du nouveau mot.