Nous sommes tous des migrants… ou du moins, des descendants de migrants! Si on se laisse parfois impressionner par le fait qu’aujourd’hui, près de 250 millions de personnes vivent dans un pays autre que celui de leur naissance, on en oublie que dans la grande histoire humaine, les migrations sont la règle plutôt que l’exception.

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Un récent numéro du National Geographic consacré aux migrants nous a inspiré cette émission à Je vote pour la science. L’Homo sapiens est une espèce migratrice. Nos lointains ancêtres sont partis de la Vallée du Grand Rift, en Afrique pour coloniser la planète – et nous rêvons même aujourd’hui… de coloniser Mars.

Cette migration, entamée il y a 60 000 ans en Afrique, se poursuit aujourd’hui, sous la contrainte économique, les aléas du climat et les guerres, mais aussi volontairement, pour améliorer nos conditions de vie.

La question des migrants est d’actualité : elle a été abordée en campagne électorale par certains candidats. Le Canada ouvre-t-il assez sa porte aux immigrants ? Faut-il un « test des valeurs » québécoises à ceux désirant s’installer au Québec, comme le propose la CAQ ? Et qu’en est-il des réfugiés ?

À l’heure où les changements climatiques sont en train d’ajouter aux migrations, qui sont ceux qui viennent frapper à la porte du Québec et ces Québécois nés ailleurs ? Isabelle Burgun s’entretient avec:

  • Marianne-Marilou Leclerc, archéologue – l’été, au Parc national du Lac-Témiscouata, dans le Bas-Saint-Laurent, et le reste de l’année pour d'autres firmes en archéologie. Elle a travaillé pour la réserve d'archéologie de la ville de Montréal, donne des cours à l'Université du troisième âge et des conférences – prochainement aux Belles-soirées de l’Université de Montréal, sur l’archéologie préhistorique québécoise.
  • Marina Doucerain, professeure adjointe en psychologie sociale et culturelle à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Elle y dirige le laboratoire de recherche Culture Identité et Langue. Ses recherches portent sur les mécanismes sociaux qui aident les gens à bien fonctionner dans un nouveau groupe social ou culturel - les changements que vivent les immigrants lorsqu’ils s’établissent dans une nouvelle société.
  • Marie-Claude Haince, anthropologue et chercheure invitée au Département d'anthropologie de l’Université de Montréal. Elle est aussi coordinatrice du Conseil interculturel de la ville de Montréal. Elle s’intéresse aux questions liées à la migration –à sa gestion politique et institutionnelle, à l’intégration, à l’exclusion et aux discriminations.


Qui sont ces actuels migrants qui viennent frapper à la porte du Québec? Est-il juste de dire que l’Homo sapiens est une espèce migratrice? Que nous disent les traces des plus anciens peuples du Québec, qui sont arrivés il y a 500 générations ?

Qu’est-ce que le Pacte mondial sur les migrations? Comment les personnes issues de cultures différentes entrent-elles en relation ? « L’anxiété inter-groupe » est-elle un phénomène universel ? Est-ce que les Québécois sont accueillants ? D’un point de vue politique, comment facilite-t-on l’accueil et le vivre-ensemble ? À quoi devrait ressembler un « espace de socialisation »?

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Je vote pour la science est diffusée le lundi à 13 h et le samedi à 11 h sur les cinq stations régionales de Radio VM. Elle est animée par Isabelle Burgun. Vous pouvez également nous écouter, entre autres, sur CIBO (Senneterre), CFOU (Trois-Rivières), CIAX (Windsor) et Radio-Fermont.

Vous trouverez sur cette page des liens vers les émissions des saisons précédentes. La naissance de l'émission, en 2008, avait également été accompagnée d'une initiative politique non partisane du même nom : rendez-vous ici. Vous pouvez également nous suivre sur Twitter et sur Facebook.