La pollution plastique s’étend tout autour de nous. Les déchets de ce matériau très attrayant - modelable, imperméable, coloré et léger – deviennent un fléau quand ils finissent inévitablement par se retrouver dans l’eau… que nous buvons. C’est le sujet de notre émission cette semaine.

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Un fléau, parce que ces déchets ne se décomposent pas mais se défont en minuscules morceaux qui flottent ou sont avalés par les poissons ou les oiseaux. Au point où, comme on nous le prédit, il pourrait y avoir plus de plastiques que de poissons dans les océans d’ici 2050.

Les scientifiques ont identifié des microparticules de plastique dans les gyres océaniques – ces tourbillons provoqués par les courants marins. Ils en ont trouvé depuis dans des rivières et des lacs, dans la neige des montagnes et même dans l’air. Ainsi que dans les sols: la pollution terrestre par le microplastique serait de 4 à 23 fois plus élevée que celle des écosystèmes marins.

Ces microparticules se retrouvent dans le ventre des animaux mais aussi dans le nôtre. Une récente étude, en octobre 2018, a montré la présence de microplastiques dans les selles humaines. Des échantillons  - gros de 50 micromètres à 5 millimètres – de 9 des 10 plastiques les plus courants (comme celui des bouchons de bouteilles ou celui des contenants alimentaires) ont été trouvés dans toutes les selles des participants de l’étude autrichienne.
 
L’Organisation mondiale de la santé estime que les niveaux actuels de microplastiques dans l’eau potable ne présentent pas de danger pour la santé, mais les experts appellent à plus de recherches.

Isabelle Burgun parle de la réelle menace des microplastiques avec:

  • Laura Rowenczyk, docteure en chimie, actuellement en stage post-doctoral au département de génie chimique de l’Université McGill. Elle a travaillé sur le microplastique des gyres océaniques dans le cadre d’un projet de recherche avec le CNRS (France) et travaille à McGill sur un nouveau projet de recherche sur le microplastique dans le Saint-Laurent
  • Samuel Duval, ingénieur mécanique et co-fondateur de Hoola One technologies, une machine inventée par des étudiants en génie de l'Université de Sherbrooke pour débarrasser les plages des microparticules de plastique qui les polluent 


Où en trouve-t-on dans notre environnement et notre vie quotidienne ? Comment passe-t-on d’un objet de la vie courante à une multitude d’objets microscopiques? Y a-t-il un danger à les avaler? Comment s’en débarrasser ? La solution est-elle en partie technologique ? En attendant de réduire notre utilisation du plastique, en quoi peut-on transformer ces quantités de microplastiques récupérées?

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Je vote pour la science est diffusée le lundi à 13 h et le samedi à 11 h sur les cinq stations régionales de Radio VM. Elle est animée par Isabelle Burgun. Recherche pour cette émission: Aurélie Lagueux-Beloin. Vous pouvez également nous écouter, entre autres, sur CIBO (Senneterre), CFOU (Trois-Rivières), CIAX (Windsor) et Radio-Fermont.

Vous trouverez sur cette page des liens vers les émissions des saisons précédentes. La naissance de l'émission, en 2008, avait également été accompagnée d'une initiative politique non partisane du même nom : rendez-vous ici. Vous pouvez également nous suivre sur Twitter et sur Facebook.