Le temps des Fêtes est certainement une bonne occasion pour réfléchir à notre surconsommation… alimentaire. Et plus particulièrement, le problème du gaspillage alimentaire. C’est le sujet de notre discussion de cette semaine.

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Au Canada, un tiers des aliments serait gaspillé, 11 millions de tonnes d’aliments comestibles, pour des pertes économiques représentant près de 100 milliards de $ par année. Au Québec, on gaspille environ 140 kilogrammes de nourriture par personne et par année, près de 1000$ de produits alimentaires.

Si le gaspillage alimentaire était un pays, il serait le 3e plus gros producteur de gaz à effet de serre, après la Chine et les États-Unis, selon Recyc-Québec.

C’est pourquoi certains sont en faveur de taxes ou même d’une loi pour contrer le gaspillage alimentaire. La France en a une depuis 2016 et tente de forcer les industries alimentaires à mieux gérer les aliments… tous les aliments, les moins conformes, les délaissés - les « légumes moches » – et ceux proches de la date de péremption, en les donnant à des associations caritatives.

À Montréal, une pétition sur le gaspillage alimentaire a été mise en ligne le 19 août par des membres de l’organisme La Transformerie. Elle a recueilli 15 000 signatures et mènera à une consultation publique de la Ville de Montréal.

Car avant la contrainte, il faut tout d’abord prendre conscience de l’ampleur du problème et se mobiliser collectivement. Isabelle Burgun en parle avec: 

Du panier de courses aux restes de table, les Québécois gaspillent eux aussi beaucoup, à l’image des consommateurs de la plupart des pays riches. Pourtant, ces dernières années, on constate une prise de conscience. Et il y a un bon point pour les Québécois, selon Éric Ménard: ils ne sont pas les champions du gaspillage alimentaire comme on a pu l’entendre.

Ça ne concerne pas juste les consommateurs: 21% du gaspillage est dans leur cour, contre 43% pour la transformation et le conditionnement. Quels sont donc les freins économiques et logistiques à la récupération ? Que pouvons-nous faire pour les déjouer? Une loi comme celle votée en France serait-elle exportable au Québec ? Des modes d’approvisionnement non traditionnels, comme le vrac? Récupération des surplus et des invendus? Le frigo partage? Réapprendre à cuisiner? Est-ce que les campagnes de sensibilisation sont efficaces?

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Je vote pour la science est diffusée le lundi à 13 h et le samedi à 11 h sur les cinq stations régionales de Radio VM. Elle est animée par Isabelle Burgun. Recherche pour cette émission: Aurélie Lagueux-Beloin. Vous pouvez également nous écouter, entre autres, sur CIBO (Senneterre), CFOU (Trois-Rivières), CIAX (Windsor) et Radio-Fermont. 

Vous trouverez sur cette page des liens vers les émissions des saisons précédentes. La naissance de l'émission, en 2008, avait également été accompagnée d'une initiative politique non partisane du même nom : rendez-vous ici. Vous pouvez également nous suivre sur Twitter et sur Facebook.