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Des scientifiques croient avoir découvert pourquoi le taux de diabète est moins élevé chez les personnes vivant en haute altitude. Les globules rouges seraient la cause de ce phénomène, selon une récente étude.

On savait déjà que les globules rouges assurent le transport de l'oxygène dans le sang. Et qu'en haute altitude, là où l'oxygène se fait plus rare, ils sont produits en plus grande quantité, permettant ainsi de transporter l'oxygène plus efficacement dans le corps.

Or, selon la nouvelle étude réalisée sur des souris par les chercheurs des Instituts Gladstone, en Californie, les globules rouges changent aussi leur propre métabolisme pour continuer à bien oxygéner le corps en haute altitude.

Cette adaptation diminuerait le taux de glucose dans le sang et donc, le risque de développer le diabète.

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Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs ont comparé deux groupes de souris, l’un sous-oxygéné et l’autre, oxygéné normalement. 

Les deux groupes ont aussi reçu des injections de glucose, et il s’avère que les globules rouges des souris sous-oxygénées ont absorbé trois fois plus de glucose que les autres souris. Ce glucose a ensuite été transformé en une molécule qui force l’hémoglobine, la protéine du globule rouge, à mieux livrer l'oxygène dans les tissus. 

Ce processus est possible parce que les globules rouges des souris sous-oxygénées contiennent deux fois plus d’une protéine appelée GLUT1, qui aide le glucose à rentrer dans le globule rouge.

Le taux de diabète chez les humains vivant en altitude serait donc moins élevé à cause du même processus: leur taux de glucose sanguin serait, lui aussi, plus faible.

Par ailleurs, les globules rouges des souris sous-oxygénées ont conservé cette adaptation jusqu’à plusieurs semaines après la fin de l'expérience. Un environnement pauvre en oxygène pourrait donc avoir un impact durable sur le corps.

Cette découverte « ouvre la voie à une réflexion fondamentalement différente » sur le diabète, déclare dans le communiqué des Instituts Gladstone la biochimiste et autrice principale de l’étude, Isha Jain. L’étude est parue en février dans le journal Cell Metabolism.

 

- Adan Cochet

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