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Si notre café peut être équitable, pourquoi pas notre téléphone?

Il faudrait bien sûr réformer ces usines des pays en voie de développement aux employés sous-payés, travaillant dans des conditions dangereuses pour leur santé ou leur sécurité. Il faudrait extraire ces matériaux ailleurs que dans des zones ravagées par la guerre. Il faudrait cesser de générer des montagnes de déchets électroniques qui empoisonnent l’eau et le sol des villages environnants. Tâches ambitieuses.

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Il existe pourtant un code de déontologie élaboré par l’Electronic Industry Citizenship Coalition, auquel adhèrent la plupart des grands de l’informatique. Il inclut des engagements à «diminuer» l’impact environnemental des produits et à se conformer aux lois du travail du pays.

Ce qui, dans certains pays, n’est pas une demande très contraignante, surtout quand on sort des usines pour entrer dans la mine: en Chine, principal fournisseur de ces métaux appelés les terres rares, le travail des enfants serait courant. Tout comme au Congo, qui produit la moitié du cobalt mondial, utilisé dans les batteries.

Ce qui n’arrange rien, tous les experts en politique africaine préviennent depuis longtemps que les profits de l’exploitation minière alimentent le trafic d’armes à l’intention des différentes factions en guerre. Il existe d’ailleurs aux États-Unis, depuis 2010, une loi du ministère des finances exigeant des compagnies qu’elles fassent preuve de «diligence» afin que leurs activités minières ne servent pas aux conflits armés.

Cette loi, appelée Dodd-Frank, aurait eu, selon des groupes de défense des droits humains, «un certain succès». Un premier pas encourageant vers un téléphone équitable?

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