oceanhealthindex.jpg
Un nouvel outil qui pourrait s’avérer précieux pour la gestion des sept mers, l’Index de santé des océans, est apparu cette semaine. Au-delà de l’enthousiasme des environnementalistes, un de ses créateurs apporte un important bémol : en 2012, un océan « en santé » ne veut plus dire vierge de toute intervention humaine.

« Un océan en santé doit-il être vide de gens? Dans le passé, j’aurais pu dire oui », écrit Benjamin S. Halpern, du Centre d’évaluation et de gestion des mers à l’Université de Californie. Mais même le discours plus que centenaire des organismes de conservation de la nature a récemment évolué : les humains, pour le meilleur et pour le pire, sont maintenant intégrés à la nature.

Abonnez-vous à notre infolettre!

Pour ne rien rater de l'actualité scientifique et tout savoir sur nos efforts pour lutter contre les fausses nouvelles et la désinformation!

Cette façon de voir les choses est toutefois loin de rallier la majorité des environnementalistes, reconnaît Halpern, dans le Scientific American . L’image d’une nature « pure » reste profondément enracinée dans notre conscience collective. Mais en faire un objectif peut devenir « contre-productif ». Et c’est dans cette perspective qu’il faut lire l’Index de santé des océans.

L’Index s’appuie explicitement sur les besoins autant de la nature que de l’humain en évaluant « la santé » des océans connexes à 171 pays et territoires. Il est mesuré sur la base de 10 objectifs (...) Chaque objectif est évalué pour là où on en est aujourd’hui par rapport à une valeur clairement définie de là où nous voudrions être dans le proche futur.

Le résultat a suscité la controverse avant même sa publication : des collaborateurs de la première heure ont été déçus de voir qu’il ne s’agirait pas d’un index du degré de « pureté d’origine », et une revue savante aurait rejeté un des articles —finalement publié cette semaine dans Nature— jugeant l’aspect « conservation de la nature » insuffisamment développé.

Au final, le classement constitue donc un mélange de l’état de la biodiversité marine, et de l'état de la gestion qu’un pays fait de ces ressources marines.

Un pays qui a beaucoup de ressources et les exploite adéquatement obtient donc une meilleure note. L’Allemagne, avec une note de 73%, se retrouve en 5e position, le Canada (70%), 10e, la France (66%), 19e. Les quatre premiers sont des États ou territoires insulaires, dont trois inhabités. Les 10 derniers (de 41 à 36%) sont tous des pays d’Afrique.

Je donne
EN VEDETTE
Publicité
Appel à tous!
Publicité