Les records de température du mois de juin n’ont pas été limités à l’Amérique du Nord: l’Europe a aussi fait partie de la compétition, révèlent les données du service Copernicus.

Il s’est même agi du deuxième mois de juin le plus chaud en Europe depuis un siècle et demi que de telles données sont compilées. Le détenteur du précédent record de juin avait été en… 2019.

Copernicus est une agence de l’Union européenne qui analyse les données de diverses sources. Son analyse du mois de juin, publiée le 7 juillet, révèle par ailleurs que les températures étaient au-dessus de la moyenne dans le nord-ouest et le sud de l’Afrique, dans de larges portions du Moyen-Orient et de la Chine, de même que dans la majeure partie de l’Asie du Sud-Est.

L’Agence américaine des océans et de l’atmosphère (NOAA) a publié son propre rapport mensuel le 8 juillet. Avec des méthodes de calculs légèrement différentes, elle arrive néanmoins au même constat : juin 2021 bat les records pour un mois de juin aux États-Unis. Et elle y ajoute une donnée: la météo des six premiers mois de 2021 a entraîné pour 8 milliards $ de dégâts.

À travers le continent nord-américain, la vague de chaleur (qui a battu de 0,15 degré Celsius le précédent record de juin 2012) n’a épargné que des régions du sud des États-Unis et du nord du Canada, des deux côtés de la baie d’Hudson. Le point culminant a été ce « dôme de chaleur » qui a fait les manchettes partout dans le monde lorsqu’il a apporté des canicules hors-normes et des incendies meurtriers dans l’ouest du continent. En Europe pendant ce temps, écrit Copernicus, les températures dépassaient considérablement la normale en Finlande et dans l’ouest de la Russie, et l’ensemble du nord de l’Europe recevait moins de précipitations que la moyenne des périodes similaires.

Si la tendance mondiale se maintient, s’entendent Copernicus et la NOAA, 2021 sera dans la liste des 10 années les plus chaudes depuis un siècle et demi, mais pas nécessairement dans le « top 5 »: des températures plus froides que la normale à la surface d’une partie de l’océan Pacifique font baisser la moyenne. La tendance générale n’en est pas moins nette: les 10 années les plus chaudes sont toutes survenues depuis 2005 —et presque toutes depuis 2010, selon la NOAA.

Image: Anomalies mondiales mensuelles des températures de l'air et de la surface, 1980-2020, Copernicus.