Imaginez être capable de savoir si l’objet que vous vous préparez à acheter pourra être réparé en cas de bris, ou s’il devra finir aux rebuts… C’est possible en France et ça découle de la loi anti-gaspillage adoptée l’an dernier. Une idée exportable? C’est le sujet de notre émission de cette semaine.

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Depuis le début de 2021, les Français ont en effet un indice de réparabilité – un nouvel affichage apposé sur le petit électroménager ou sur l’objet électronique.

Cela prend la forme d’étiquettes passant du vert —réparable facilement— au rouge, pour les objets irréparables. Ou une échelle allant de 0 à 10, du plus ou moins réparable. Cet affichage de la réparabilité est pour l’instant volontaire – mais il sera obligatoire en 2022.

Il influence donc déjà les fabricants et les consommateurs soucieux de leur empreinte environnementale. L’objectif ultime serait de limiter l’obsolescence des produits et la surconsommation, sources de déchets et de pollution.

En 2020 en France, seulement 40% des appareils électriques et électroniques en panne étaient réparés. L’ambition est de faire passer cette proportion à 60% d’ici cinq ans.

Au Canada, les trois quarts des consommateurs préfèrent encore racheter ce qui brise plutôt que de réparer. Mais cela change car depuis le début de la pandémie, la demande pour la réparation d’électroménagers est à la hausse et les cafés réparation gagnent aussi en popularité.

Réparer ou pas nos petits objets? Qu’est-ce qui pourrait vous influencer? Isabelle Burgun en parle avec:

Un indice de réparabilité, c’est quoi? Quels sont les critères? Est-ce un indice qu’on pourrait importer au Québec? Y a-t-il des éléments déjà mis en place qui pourraient y aider?

Est-ce vrai que la pandémie a poussé les gens à davantage réparer leurs objets, ou si elle a accéléré une tendance déjà en place? L’auto-évaluation par le fabricant est-elle une faiblesse du concept français? A-t-on tenu compte du fait que certains appareils électroniques sont très difficiles à démonter et donc à réparer soi-même? Un tel indice peut-il pousser les fabricants à entamer un virage vert? Qu’est-ce que ça prend pour modifier nos comportements de consommation? Est-ce que les jeunes générations sont plus enclines à réparer ? Internet: un facilitateur de la réparation ?

« On a peu de ressources pour trouver une entreprise qui fait de la réparation. Et c’est une expertise qui s’est perdue au fil des années. L’indice de réparabilité va favoriser le développement de cette expertise.  » -Amélie Côté

 

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Je vote pour la science est diffusée le lundi à 13 h sur les cinq stations régionales de Radio VM. Elle est animée par Isabelle Burgun. Recherche pour cette émission: Aurélie Lagueux-Beloin. Vous pouvez également nous écouter, entre autres, sur CIBO (Senneterre), CFOU (Trois-Rivières), CIAX (Windsor) et CFLX (Sherbrooke). 

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