Le récent documentaire de la réalisatrice canadienne Jennifer Abbott, L’ampleur de toutes choses, aborde les changements climatiques sous l’angle de la perte et du deuil – celle de sa sœur, décédée d’un cancer, mais aussi d’une sortie de crise que les innovations technologiques ne peuvent nous offrir.

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Face à la crise du climat en effet, serait-il temps de remettre en question l’adage voulant « qu’il existe une solution technique à tous les problèmes »? La voiture électrique à la place de la voiture à essence, par exemple : ça reste une voiture de plus sur la route.

Or, la pandémie nous a appris que de ralentir pourrait être une solution à explorer. En faire moins, faire différemment… ce qui, en économie, s’appelle la décroissance.

À Je vote pour la science, c’est une réflexion que nous voulons vous laisser approfondir cet été, profitant pour cela de cette dernière émission de notre 14e saison.

Réparer, recycler et moins consommer. Le temps est aux communs —des ressources partagées par une communauté— et cela, même en recherche: la science en tant que bien commun, qui doit être plus largement partagée. D’où la nécessité de se réapproprier les savoirs et de participer à la création de nouveaux.

Moins consommer, apprendre à décroître et à avoir une empreinte plus légère sur la planète, penser aux générations futures. Et tout cela, alors que nous sommes encore dans une crise sanitaire, dont certaines des leçons pourraient nous aider à faire face aux changements climatiques, l’autre crise mondiale.

Isabelle Burgun en parle avec :

  • Yves-Marie Abraham, professeur à HEC Montréal, où il enseigne la sociologie de l’économie et s’intéresse à la décroissance. Il est l’auteur d’ouvrages, dont les plus récents sont Guérir du mal de l’infini, paru chez Écosociété en 2019, et l’ouvrage collectif Creuser jusqu’où?, codirigé avec David Murray, également chez Écosociété en 2015.

Nous pensons d’abord aux solutions techniques et à l’innovation comme sorties de crise. Cela peut en effet être le cas – par exemple, les vaccins contre la Covid-19 – mais il faut aussi s’attaquer aux sources du problème. Quelles sont-elles dans le cas qui nous occupe?

Faut-il parler de crise écologique plutôt que de crise climatique?

Quelles sont les leçons à tirer de la pandémie? Est-ce que cela va nous pousser à remettre en question nos manières de consommer ?

De nombreux discours autour de la transition vers un futur moins énergivore mettent de l'avant l’importance de la technologie —sans faire du « techno-jovialisme » pour autant. Mais quelle technologie, puisqu’à l’évidence, elles ne se valent pas toutes: par exemple, un tramway ou un 3e lien? Une voiture électrique ou pas de voiture du tout? Le télétravail n’a-t-il pas révélé que des technologies permettent de ne pas tout penser en terme de déplacements quotidiens pour le travail?

Certains chercheurs de la décroissance, dont le physicien français José Halloy, se positionnent pour un « low tech ». Que veulent-ils dire?

Pour lutter contre les changements climatiques, nous pensons souvent que les solutions viendront du côté de l’innovation technologique mais cela pourrait-il être du côté d’une réduction des inégalités? 

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C'était notre dernière émission de la saison.
Nous sommes en rediffusion sur plusieurs radios, dont celles de RadioVM, pendant tout l'été.
Consultez leurs programmations !

Je vote pour la science est diffusée le lundi à 13 h sur les cinq stations régionales de Radio VM. Elle est animée par Isabelle Burgun. Recherche pour cette émission: Isabelle Burgun. Vous pouvez également nous écouter, entre autres, sur CIBO (Senneterre), CFOU (Trois-Rivières), CIAX (Windsor) et CHOM (Toronto). 

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