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Naviguer sur le Saint-Laurent constitue un véritable défi, particulièrement l’hiver. Fortes marées, courants multidirectionnels, visibilité limitée et présence de glace exigent un pilote aguerri doté d’un équipement de navigation fiable.

L’Observatoire Global du Saint-Laurent (OGSL) vient de concevoir un outil web destiné aux embarcations commerciales et de plaisance sillonnant les Grands Lacs et le Saint-Laurent.

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«Nous voulions répondre à un besoin des utilisateurs. Et depuis son lancement, c’est devenu notre application vedette auprès des plaisanciers», s’exclame Stéphane Richard, directeur de l’OGSL. Cette application centralise les informations les plus significatives pour un marin –météo, marées, courants, etc.– provenant de multiples sources: stations météo, bouées, services hydrographiques et même houlomètres, appareils qui enregistrent les vagues.

Pour planifier sa navigation, le pilote a accès, sur une même page web, aux observations (conditions météo maritimes et terrestres), aux prévisions météo, aux marées et au trafic maritime. En sélectionnant un tronçon du fleuve, il peut également observer avec précision les courants de surface, la concentration de glace et même son épaisseur.

Ce modèle, issu des services hydrographiques, a été développé visuellement par les experts de l’OGSL. «Et nous en sommes les seuls diffuseurs», soutient celui qui a navigué durant plus de cinq ans dans le golfe. En marge de la navigation, le pilote peut obtenir une foule d’informations scientifiques sur le fleuve (modélisation des écosystèmes, système de gestion des données océanographiques, etc.) et de nombreuses images et données concernant les autres navires qui arpentent ces eaux.

Démocratiser le fleuve

En naviguant sur le site de l’OGSL, il est possible d’en apprendre beaucoup sur l’environnement et les ressources vivantes de cet écosystème unique. Cela pourra aider des décideurs et des écologistes à mesurer les efforts environnementaux des municipalités riveraines. La cueillette de données environnementales –température de l’eau, turbidité, qualité de l’air, etc.– et leur large diffusion permettront d’appréhender les impacts réels des corrections entreprises par les villes. «Par exemple, les vagues nous donnent un bon indice de l’érosion des berges et leur variation nous renseigne sur l’efficacité des mesures de stabilisation», explique Stéphane Richard.

Un projet pilote est en cours à Sept-Îles où la qualité de l’air pose un lourd problème –les particules en suspension totales des industries de cette municipalité formant 63% des émissions de la Côte-Nord et 7% de celles du Québec.

De l’air à l’eau, cela permettra de tenir le fleuve à l’œil…

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