Depuis les débuts de l’exploration spatiale, les engins envoyés vers les planètes lointaines sont alimentés au plutonium. Le problème est qu’on commence à en manquer.

Il n’en faut pourtant pas beaucoup : en 50 ans, la NASA a utilisé 140 kilos de plutonium. Notamment pour les sondes Voyager des années 1970, la sonde Cassini autour de Saturne, le robot Curiosity sur Mars et la sonde New Horizons vers Pluton. Or, le plutonium était, en gros, le résultat de la production d’armes nucléaires pendant la guerre froide entre les États-Unis et l’Union soviétique.

Depuis, la NASA et le ministère de l’Énergie ont tergiversé quant à l’avenir de cette production, entre autres à cause des coûts, avec pour résultat que ce qui reste dans les réserves pourrait tout au plus alimenter quatre missions, dont une qui doit partir vers Mars en 2020. La NASA n’a jamais déposé de plan précis sur ses besoins futurs.