Aimez-vous la viande et en mangez-vous souvent? Si oui, le réchauffement climatique vous fera sans doute revoir, que vous le vouliez ou non, la manière de remplir votre assiette. C'est le sujet de notre émission de cette semaine. 

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Mais revoir jusqu’à quel point? On a beaucoup fait état, en août dernier, de cet extrait d’un rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC): « Il faut arrêter de manger de la viande pour lutter contre le réchauffement climatique ».

Cette affirmation n’était cependant pas tout à fait vraie. Il fallait plutôt lire dans le rapport que les experts préconisent de réduire la consommation de viande comme piste pour lutter contre les changements climatiques. 

Qu’en est-il de manger local? Ou encore de manger bio? Isabelle Burgun parle de l’impact que pourrait avoir notre alimentation sur le climat avec: 

  • Dany Plouffe, communicateur scientifique et auteur du blogue Le sceptique (pour la promotion de la pensée critique). Il est enseignant au Cégep Bois-de-Boulogne, et a été chercheur au Département de géographie de l’Université McGill,  pour un post-doctorat qui traitait d’agriculture, de l’utilisation des sols et de la sécurité alimentaire au niveau global.
  • Stéphane Groleau, fondateur de Végane Québec et cofondateur du Réseau d’agriculture véganique, qui rassemble des jardiniers pour diffuser de l’information sur la culture végane.

 

Modifier son régime alimentaire, cela a-t-il réellement un effet sur le climat mondial? Cela dépend des pays et de la viande que l’on consomme? Entre ne plus manger de viande et réduire sa circulation automobile, qu’est-ce qui a la meilleure empreinte carbone? 

« Manger local » fait-il une réelle différence, sachant que le transport représenterait 10% des gaz à effet de serre de l’aliment qui arrive dans notre assiette? Et qu’en est-il du bio? Ça dépend du type d’aliment produit, répond Dany Plouffe. 

Le régime végétalien (sans aucun produit issu des animaux) réduirait de 70 % l’empreinte carbone moyenne par habitant, selon les chercheurs de l’Université John Hopkins – qui ont examiné 9 régimes de 140 pays. Il faut toutefois regarder cela selon l’origine des protéines. Une alimentation incorporant des animaux du bas de la chaîne alimentaire (sardines, harengs, mollusques et insectes, par exemple) aurait des bénéfices environnementaux proches de ceux du régime végétalien. Qu’en pensent nos invités? 

Et bien sûr, il y a la question du gaspillage alimentaire, un problème qui passe par l’éducation du consommateur… 

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Prenez note qu'en raison des politiques de confinement liées au Covid-19, il n'y aura pas d'enregistrement de Je vote pour la science la semaine prochaine. Nous vous revenons aussi tôt que possible. 

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Je vote pour la science est diffusée le lundi à 13 h et le samedi à 11 h sur les cinq stations régionales de Radio VM. Elle est animée par Isabelle Burgun. Recherche pour cette émission: Aurélie Lagueux-Beloin. Vous pouvez également nous écouter, entre autres, sur CIBO (Senneterre), CFOU (Trois-Rivières), CIAX (Windsor) et Radio-Anticosti. 

Vous trouverez sur cette page des liens vers les émissions des saisons précédentes. La naissance de l'émission, en 2008, avait également été accompagnée d'une initiative politique non partisane du même nom : rendez-vous ici. Vous pouvez également nous suivre sur Twitter et sur Facebook.