Les élections fédérales sont derrière nous. Auraient-elles gagné à être plus « techno »? C’est le sujet de notre émission de cette semaine.

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On parle depuis longtemps du vote électronique: il présente des avantages pour encourager la participation de tous et améliorer l’accès au vote pour l’ensemble des Canadiens… mais il vient avec des inquiétudes quant à la cyber-sécurité. Ces inquiétudes sont-elles justifiées?

Les nouvelles technologies liées aux élections, ce sont aussi les médias sociaux: ils sont désormais abondamment utilisés par les partis pour rejoindre les électeurs, avec de bons résultats. Mais aussi avec de moins bons, en cette ère de désinformation.

Isabelle Burgun en parle avec:

  • André Lamoureux, politologue à l’Université du Québec à Montréal, et analyste politique pour différents médias.
  • Philippe Dubois, étudiant au doctorat à l’Université Laval et membre du Groupe de recherche en communication politique.

Pourrions-nous voter sans nous déplacer? Est-ce que ça ne fait pas une quinzaine d’années qu’on en débat au Canada? La pandémie n’aurait-elle pas pu être une opportunité? Il y a un moratoire sur le vote électronique au Québec depuis 2016, pourquoi?

Les médias sociaux permettent ce qu’on appelle le « micro-ciblage » des électeurs: ça offre beaucoup d’avantages aux partis pour rejoindre des clientèles précises. Mais la « personnalisation » de la publicité rend, paradoxalement, plus difficile à l’électeur de faire un choix éclairé s’il ne reçoit que des informations partielles conçues pratiquement sur mesure pour lui seul. Se pose aussi le dilemme de la protection de toutes ces données, si on ne veut pas qu’elles soient réutilisées à des fins commerciales.

Et doit-on parler d’iniquité? Les plus optimistes prétendaient il y a une décennie que ces plateformes mettraient tous les partis sur le même pied, or, celui qui a beaucoup d’argent peut miser davantage sur les technologies et sur le « micro-ciblage » pour aller chercher le petit fragment de l’électorat qui fera une différence. Plus de 8 millions$ ont été dépensés en publicité pendant cette campagne sur Facebook, Instagram et Messenger.

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Je vote pour la science est diffusée le lundi à 13 h sur les cinq stations régionales de Radio VM. Elle est animée par Isabelle Burgun. Recherche pour cette émission: Fanny Rohrbacher. Vous pouvez également nous écouter, entre autres, sur CIBO (Senneterre), CFOU (Trois-Rivières), CIAX (Windsor) et CHOM (Toronto). 

Vous trouverez sur cette page des liens vers les émissions des saisons précédentes. Vous pouvez également nous suivre sur Twitter et sur Facebook.


Texte modifié le 24 septembre avec la nouvelle estimation des dépenses publicitaires (8 millions)