Pour la rentrée, nous vous avons préparé ce dossier sur les changements climatiques et les événements météorologiques extrêmes qui les accompagnent. Voici donc une sélection d'articles et de billets de blogues publiés la dernière année, qui cernent le sujet sous différents angles. Ce Plein feux! de septembre vous aidera –nous l'espérons– à départager le vrai du faux et à faire le point sur l'état actuel notre petite planète. Bonne lecture!

: : LES NOUVEAUTÉS : :

GIEC 2013: tour d'horizon rapide Que lire et que retenir du document finalement déposé aujourd’hui par le GIEC, et du premier volume du rapport qui sera dèposé le 30 septembre? Voici un survol en hyperliens, qui sera remis à jour au fur et à mesure, pendant la fin de semaine. (ASP – Article)

Le GIEC: l’humain est la principale cause du changement climatique Les scientifiques du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) ont dévoilé, ce 27 septembre à Stockholm, le résumé pour les décideurs de la première partie de leur cinquième rapport. (Mon climat, ma santé – Billet de blogue)

Grandes chaleurs à la ferme Le réchauffement climatique pourrait bien représenter une manne pour les agriculteurs. Avec la promesse d’étés plus chauds et plus humides, ils devront pourtant changer leurs manières de faire et adapter leurs cultures aux grandes chaleurs. (Isabelle Burgun – Article)

Chasseurs de l'extrême Ils sont prêts à tout, branchés en permanence sur Météo Média et les autres chaines d’alertes météo, publiques ou non. Équipés d’appareils photos – avec des objectifs grand angle, de préférence – de caméras et de véhicules tout-terrain, ils traquent les évènements météorologiques violents. (Isabelle Burgun – Billet de blogue)

Événements extrêmes: la piste se précise Les scientifiques nous préviennent depuis des années qu’avec chaque degré Celsius de plus, augmente le risque d’événements météorologiques extrêmes. Mais quels événements? 2012 semble pointer vers des pluies catastrophiques et des canicules hors du commun. (ASP – Article)

Les villes face aux changements climatiques Les inondations estivales de Calgary ont laissé un goût amer aux autorités municipales: trois décès, des milliers de personnes évacuées, 18 quartiers sous les eaux, dont le centre-ville, l’annulation d’événements du Stampede, et la nécessaire –et coûteuse— réfection des infrastructures détruites. (Isabelle Burgun – Article)

Nouvelles villes pour nouveaux climats Les villes peuvent-elles s’adapter aux mers et aux océans qui montent? Probablement pas. Du moins pas tant que nous continuerons à (re)construire le passé. C’est la déclaration-choc qui accompagne un dossier du National Geographic dans lequel, entre optimisme et pessimisme, un constat se dégage: il est plus que temps de penser différemment. (ASP – Article)

: : AILLEURS SUR LE SITE : :

5e rapport du GIEC: que reste-t-il à apprendre? La nouvelle édition du rapport du GIEC, la 5e, est attendue pour septembre. Sur la base de fuites survenues ces derniers jours, ainsi que l’an dernier, à quoi peut-on s’attendre de différent —et que reste-t-il comme prise aux sceptiques? Ce mardi, les médias scientifiques et autres ont été nombreux à s’attarder au «degré de certitude». (ASP – Article)

La complainte de la canicule en Alaska L’an dernier, le Groenland avait été le symbole du réchauffement climatique, avec ses glaces fondant à un rythme inquiétant. Cet été, est-ce le tour de l’Alaska? Chose certaine, avec des températures dépassant cette semaine les 25 Celsius —et un record de 33 Celsius— la lointaine Alaska a rarement fait parler autant d’elle dans les médias américains. (ASP – Article)

Réchauffement climatique: vive les catastrophes naturelles! Le titre est provocateur, à dessein. Alors que les experts du climat et les spécialistes alertent la communauté mondiale sur les différents seuils que nous sommes en train de franchir, alors que la concentration moyenne de dioxyde de carbone dans l’atmosphère a atteint 400 ppm, alors que l’érosion de la biodiversité est 1000 fois plus rapide que le rythme naturel, alors que les océans se vident à vitesse grand V, alors que l’étendue de la banquise arctique a atteint un minimum record en 2012. Doit-on attendre que les catastrophes naturelles s'amplifient pour agir face au réchauffement climatique? (Jérémy Bouchez – Billet de blogue)

Démodée, la conservation de la nature? Croyez-vous que la conservation de la nature soit un concept démodé? Cette question n’est pas posée par des gens insensibles à l’environnement. Au contraire, ce sont des écologistes qui tentent de redéfinir ce que ça veut dire, en 2013. Il y a 50 ans, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) publiait ce qui, à l’époque, était un outil radicalement nouveau: un recensement scientifique des espèces menacées ou en voie de disparition. (Blogue ta science – Billet de blogue)

Climat: une frontière symbolique aux retombées incertaines Notre petite planète a donc passé ces derniers jours la frontière symbolique des 400 parties par million de CO2 dans l’atmosphère. Un passage qui ne passionne pas les foules tant il ne change rien à leurs vies. Mais le jour où ce sera le tour des 450, la vie aura changé. (ASP – Article)

Réchauffement climatique: l'état du consensus Selon vous, quel est l'accord des scientifiques devant l’existence d'un réchauffement climatique? La moitié des scientifiques? Les deux tiers? Figurez-vous qu'un sondage fait auprès de 3146 scientifiques de divers milieux et publié en 2009 indiquait que plus de 90% de ceux-ci reconnaissaient l’existence des changements climatiques. Cette proportion grimpait à 96,2% lorsqu'on ne tenait compte que des spécialistes en climatologie. (La Grande Équation – Billet de blogue)

Climatosceptiques: toute croyance est bonne à croire Ça a commencé par une étude provocante, concluant que les climatosceptiques sont des gens plus susceptibles de croire en des théories du complot. Ce qui a entraîné des réactions outrées des climatosceptiques... qui ont crié au complot! Et ça a donné une seconde étude, visant à analyser cette réaction outrée. Sous le titre «Fureur récursive», le psychologue australien Stephan Lewandowsky semble bien s’amuser. (Pascal Lapointe – Article)

Climat: le risque de sous-estimer le risque Les climatologues sont biaisés: leurs prévisions sont souvent trop prudentes, trop conservatrices, bref, ils sous-estiment la gravité du réchauffement. Un nouvel article emploie à leur sujet l’expression «errer du côté moins dramatique». C’est-à-dire que les climatologues auraient tendance, entre plus d’un scénario, à choisir «le moins alarmant». Les quatre auteurs de cette étude, qui est une analyse d’études parues sur différents sujets ces dernières années, y voient le résultat des pressions sociales et politiques dont sont l’objet les climatologues. (ASP – Article)

Un froid polaire causé par un réchauffement Un réchauffement soudain de la stratosphère au-dessus de l’Arctique est la cause des températures glaciales qui sévissent au-dessus d’une bonne partie de l’Amérique du Nord, incluant le Québec... et jusqu’aux frontières de l’Europe. La bonne nouvelle, c’est que le fait d’avoir identifié cette cause a permis de prévoir cette vague de froid dès le début de janvier. La mauvaise nouvelle, c’est qu’elle va durer... pratiquement jusqu’à la mi-février. (ASP – Article)

Que nous réserve l'avenir pour nos hivers québécois? Compte-tenu qu'il n'y a plus de débat scientifique quant à la réalité des changements climatiques, quels sont les scénarios climatiques à prévoir pour le Québec pour les décennies à venir? Comment ces scénarios affecteront-ils nos hivers «typiquement québécois»? À la lumière de ces tendances, que nous dit la science de la climatologique quant aux solutions que nous devrions envisager pour faire face à ces scénarios climatiques? Devrions-nous nous adopter des politiques environnementales plus rigoureuses ou simplement nous tourner vers des mesures adaptatives? Par Dominique Paquin. (Cercle scientifique David Suzuki – Billet de blogue)

Le pourquoi des fuites au GIEC Deux fuites du prochain rapport du GIEC en autant de mois n’auront finalement rien révélé. En-dehors du fait que le fonctionnement du GIEC est démodé, à l’heure des médias sociaux. Le 13 décembre, une pile de documents apparaît sur un site climatosceptique américain. Il s’agit d’une partie du brouillon de la future édition du rapport du GIEC, le Groupe des Nations Unies sur les changements climatiques, dont la parution est prévue pour 2013. (ASP – Article)

Politiciens américains climatosceptiques: la routine À Washington, le nouveau président du comité des sciences de la Chambre des représentants est un climatosceptique. Et c’est presque la norme. Lamar Smith, républicain du Texas, sera en effet à la tête du comité qui a entre autres pour tâches de surveiller les budgets de la NASA et des organismes qui subventionnent la science. (ASP – Capsule)

COP18: le déséquilibre des forces Pendant que la jeune personne qui avait lancé l’an dernier un virulent «vous avez négocié toute ma vie» se faisait temporairement refuser l’entrée à la conférence de Doha sur les changements climatiques, un groupe environnemental concluait que les pays riches dépensent cinq fois plus en subventions à l’industrie des carburants fossiles, qu’en aide aux pays pauvres. (ASP – Article)

Climat: pire qu'on pensait Fonte des glaces, hausse du niveau des mers, dégel du pergélisol. En deux semaines, au moins cinq études ou rapports sont arrivés à des constats similaires: c’est pire que ce qu'on vous avait dit. Même les détracteurs du GIEC, le Groupe des Nations Unies sur les changements climatiques, devront regarder ailleurs: parce que les changements des dernières années s’avèrent pires que ce que les prévisions soi-disant «catastrophistes» de la décennie précédente annonçaient. (ASP – Article)

La barrière de l'acceptation du consensus scientifique Jusqu’à quel point le grand public ajuste son opinion en fonction de la perception qu’il a des consensus scientifiques dans certains domaines clés comme le réchauffement climatique d’origine anthropique? Plus clairement, changeons-nous notre point de vue sur un sujet si nous voyons que la majorité des experts scientifiques du domaine sont d’accord entre eux? La réponse à cette question peut couler de source mais elle n’est pourtant pas si évidente. (Jérémy Bouchez – Billet de blogue)

Le climat vu par la Banque mondiale Il y a la fonte des glaces qui s’accélère, les canicules mortelles et les ouragans. Mais il y a aussi la production alimentaire qui va souffrir de tout cela plus que prévu. Et cette fois, c’est même la Banque mondiale qui le dit. La croyance populaire veut que l’agriculture profite du futur réchauffement climatique: des régions du globe seront affectées négativement mais d’autres y gagneront de sorte qu’à l’échelle de la planète, il y aura plus de gains que de pertes. Or, ce n’est plus aussi sûr, considèrent ceux qui observent les indicateurs virer au rouge plus vite que prévu. (ASP – Article)

Les frontières à ne pas dépasser Comme tout système qui se respecte, le système Terre possède des limites au-delà desquelles sa stabilité est compromise. Initialement créée pour rendre compte de la stabilité des organismes vivants, la notion d’homéostasie peut s’appliquer à tous les systèmes. Ainsi, un système est homéostatique quand il se trouve dans un état d’équilibre de fonctionnement malgré les contraintes externes qu’il subit. (Jérémy Bouchez – Billet de blogue)

Injustice climatique: de New York à Haïti Un ouragan frappe New York et, du coup, les médias oublient de regarder Haïti, frappée en même temps. Annonciateur de gros problèmes, et pas seulement pour Haïti, pour les pauvres des pays riches aussi. Si d’autres ouragans frappent New York ou la côte Atlantique, comme le prévoient les climatologues, cela signifie que davantage d’Américains qui auraient jadis donné pour secourir Haïti verseront plutôt leur aide à leurs compatriotes. Et plus les dommages infligés par les changements climatiques se multiplieront à l’échelle planétaire, plus Haïti attendra son tour. (ASP – Article)

Sandy: un coup de vent est passé Ces derniers jours, un ouragan assez extraordinaire a déferlé sur la côte Atlantique des États-Unis. Non, pas Sandy. Des politiciens, qui se sont mis à parler de réchauffement climatique. Dont des républicains. Même Fox News n’a pas pu les arrêter. Il y a d’abord eu le gouverneur de l’État de New York qui, tout démocrate qu’il soit, a surpris tout le monde mardi au lendemain du passage de l'ouraga— en échappant que «nous avons maintenant une tempête censée survenir une fois par siècle, tous les deux ans» (Pascal Lapointe – Billet de blogue)

Quand un président s'occupe d'un ouragan Eh oui: des chercheurs ont produit des études sur l’influence qu’a la météo sur les élections. Et Barack Obama a des raisons de s’inquiéter. À cause de l’ouragan, les chroniqueurs politiques américains étaient partis dans toutes les directions à la fois, cette semaine, et ils avaient tous trouvé de bonnes raisons d’affirmer que Sandy allait affecter Obama et profiter à Romney —ou le contraire. Mais la science est passée par là avant eux. (ASP – Article)

Sandy: un avant-goût du réchauffement climatique? On l’a appelé Sandy mais surtout, la «Frankenstorm» en raison d’une collision inhabituelle entre le chaud et le froid. Mais à quel point inhabituel? Au point de dire qu’elle est amplifiée par le réchauffement climatique... et qu’il y en aura d’autres comme elle? D’ici à mercredi, ajoutez vos propres réponses, commentaires, découvertes, sur cette page, sur Facebook ou sur Twitter. (ASP – Discussion)

Maïs canadien et réchauffement climatique Le Canada aura une autre raison de ne rien faire contre le réchauffement climatique: ses champs de maïs de l’ouest pourraient être gagnants. La sécheresse qui a frappé une partie du continent nord-américain a été catastrophique cet été pour les cultivateurs dans des États comme le Kansas. Et même s’il devait s’avérer que 2012 fut une année anormale pour la pluie, le réchauffement, lui, est bel et bien amorcé. (ASP – Article)

Les canicules sont en train de devenir une routine Si vous avez trouvé que l’été au Québec était difficile à supporter à cause des canicules à répétition, dites vous que cela est entrain de devenir la norme non seulement au Québec mais plus généralement dans l’hémisphère nord. La NASA et le Goddard Space Flight Center Scientific Visualization Studio ont produit ce graphique en courbe de Gauss qui montre les anomalies moyennes de température de hémisphère nord par décennie sur la période 1951 à 2011. (Jérémy Bouchez – Billet de blogue)

Nourrir la planète pourrait coûter plus cher que prévu Cet été, des sécheresses ont mis à mal les récoltes aux États-Unis, en Russie, en Ukraine, au Kazakhstan et au Brésil. Résultat, les prix du maïs et du blé ont grimpé de 25% entre juin et juillet, et celui du soja de 1%, selon la Banque Mondiale. Cela fait craindre l’apparition d’une crise alimentaire, la troisième en cinq ans. Pour Oxfam, l’effet des changements climatiques sur la production alimentaire est sous-estimé par les modèles scientifiques actuels. (Jean-François Venne – Article)